Plongée sous-marine, escalade, parapente, sports de combat : pratiquer un sport à risque complique la souscription d’une assurance emprunteur. En 2026, les solutions existent mais il faut savoir où chercher et comment négocier.
Quels sports sont considérés « à risque » par les assureurs ?
Les assureurs classent les sports en plusieurs catégories de risque :
- Risque modéré : ski alpin, équitation, VTT, arts martiaux en loisir
- Risque élevé : plongée sous-marine (>20m), escalade en falaise, sports de combat en compétition, moto sur circuit
- Risque très élevé : parapente, base jump, alpinisme haute montagne, ULM, sports aériens
Les conséquences sur votre assurance emprunteur
Selon le sport et votre niveau de pratique, trois scénarios sont possibles. Premier scénario : une surprime de 25 à 100% sur le tarif standard. Deuxième scénario : une exclusion spécifique (le sport est exclu des garanties ITT et IPT mais le décès et la PTIA restent couverts). Troisième scénario : un refus d’assurance (rare, réservé aux sports extrêmes pratiqués en compétition).
Loi Lemoine : une solution pour les sportifs ?
Oui et non. La loi Lemoine supprime le questionnaire médical (et donc la déclaration des sports à risque) pour les prêts inférieurs à 200 000 € remboursés avant 60 ans. Mais attention : si le questionnaire de santé est supprimé, un questionnaire sur les activités à risque peut subsister dans certains contrats. Vérifiez les conditions générales.
Comment obtenir la meilleure couverture ?
- Déclarez votre sport honnêtement : une fausse déclaration entraîne la nullité du contrat en cas de sinistre lié au sport
- Comparez au moins 5 assureurs : les politiques de tarification des sports varient énormément d’un assureur à l’autre
- Passez par un courtier : il sait quels assureurs sont les plus souples sur les sports à risque
- Négociez l’exclusion plutôt que la surprime : si vous acceptez l’exclusion du sport, le tarif reste standard. Vous pouvez alors souscrire une assurance sport spécifique en complément
- Fournissez un certificat de votre fédération : un sportif licencié avec une assurance fédérale et un bon niveau est mieux perçu qu’un pratiquant occasionnel sans encadrement
FAQ — Assurance emprunteur et sport
Je fais du ski une semaine par an, dois-je le déclarer ?
Le ski alpin en station est généralement considéré comme un sport courant et ne nécessite pas de déclaration spécifique. Le ski hors-piste, le ski de randonnée en haute montagne ou la compétition doivent être déclarés.
Si j’arrête le sport à risque, ma surprime diminue-t-elle ?
Oui, vous pouvez demander une révision de votre contrat si vous cessez la pratique. Envoyez un courrier à votre assureur avec une déclaration sur l’honneur.
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