Dans un contexte économique où les taux d’emprunt continuent de fluctuer, la question de la déductibilité des intérêts d’emprunt immobilier revient fréquemment. En 2026, alors que de nombreux emprunteurs cherchent à optimiser leur fiscalité, est-il réellement possible de déduire les intérêts de son prêt immobilier ? Cet article dissèque la situation actuelle et les possibilités offertes aux différents types d’acheteurs ou d’investisseurs.
Déduction des intérêts d’emprunt pour une résidence principale
Un dispositif obsolète
La déduction des intérêts d’emprunt pour l’achat d’une résidence principale est une mesure qui n’existe plus depuis 2011 pour les nouveaux prêts. Autrefois, elle permettait aux ménages de bénéficier d’une réduction fiscale significative, mais ce dispositif a été supprimé, laissant les emprunteurs chercher d’autres solutions pour alléger leur charge fiscale.
Que reste-t-il aujourd’hui ?
En 2025, aucun particulier ne peut prétendre à cette déduction pour l’achat de sa résidence principale. Néanmoins, des aides comme le prêt à taux zéro (PTZ) peuvent partiellement compenser ce manque en offrant des conditions avantageuses sans intérêts bancaires à rembourser.
Optimisation fiscale pour un investissement locatif
Le principe de la déduction des charges
Investir dans l’immobilier locatif offre des opportunités fiscales intéressantes. En optant pour le régime réel, les propriétaires peuvent déduire les intérêts d’emprunt de leurs revenus fonciers, accompagnés d’autres charges telles que les frais de gestion, les travaux ou les taxes foncières.
Régimes fiscaux et dispositifs d’investissement
Plusieurs dispositifs fiscaux favorisent la déduction des intérêts d’emprunt pour des biens locatifs. Les investisseurs peuvent profiter du régime réel pour la location nue ou choisir entre le Micro-BIC et le régime réel pour les locations meublées. Certains anciens dispositifs, comme la loi Pinel, bien que supprimés au début de l’année 2025, permettaient également cette déduction sous conditions.
Quelles alternatives à la déduction pour réduire le coût d’un crédit ?
Renégociation et délégation de l’assurance
La renégociation de crédit à des taux plus compétitifs est une démarche judicieuse. Avec des baisses prévues en 2025, emprunter à un taux réduit peut offrir un avantage substantiel. Parallèlement, la délégation d’assurance, rendue plus flexible par la loi Lemoine, permet de considérables économies sur le coût total du prêt.
Utilisation de prêts aidés
Des dispositifs tels que le PTZ et les prêts d’Action Logement restent des leviers efficaces pour alléger le coût d’un emprunt en 2025, bien qu’ils ne concernent pas directement la déduction des intérêts.
Conclusion
En 2025, la possibilité de déduire les intérêts d’emprunt reste l’apanage des investissements locatifs, sous réserve de respecter les conditions d’application des différents régimes fiscaux. Pour les emprunteurs souhaitant acquérir une résidence principale, l’heure est à la recherche d’autres optimisations financières. Bien qu’éteint pour l’achat de résidences principales, le levier fiscal des intérêts d’emprunt continue d’alimenter une stratégie d’investissement réfléchie pour les biens locatifs.
FAQ
Peut-on encore déduire les intérêts d’emprunt pour une résidence principale en 2025 ?
Non, il n’est plus possible de déduire les intérêts d’emprunt pour l’achat d’une résidence principale depuis 2011.
Quels types de biens permettent cette déduction en 2025 ?
Seuls les biens à usage locatif permettent de déduire les intérêts d’emprunt, sous certaines conditions fiscales.
Quels régimes fiscaux choisir pour optimiser la déduction des intérêts d’emprunt ?
Pour une location nue, opter pour le régime réel est conseillé. Pour une location meublée, les choix se situent entre le Micro-BIC et le régime réel, en fonction des objectifs financiers.
Quelles sont les alternatives à la déduction pour une résidence principale ?
Les emprunteurs peuvent renégocier leur prêt ou déléguer l’assurance pour réduire les coûts, et explorer des prêts aidés comme le PTZ.



