Être diabétique ne signifie pas que vous ne pouvez pas emprunter. En 2026, les solutions pour obtenir une assurance emprunteur avec un diabète (type 1 ou type 2) se sont considérablement améliorées grâce à la loi Lemoine et à la convention AERAS. Voici tout ce qu’il faut savoir.
Diabète et assurance emprunteur : pourquoi c’est compliqué ?
Le diabète est considéré comme un « risque aggravé de santé » par les assureurs. Cela signifie que l’assureur évalue un risque de sinistre (décès, invalidité) plus élevé qu’un emprunteur standard. Les conséquences possibles sont une surprime (majoration du tarif), des exclusions de garanties ou un refus d’assurance.
La loi Lemoine : le droit à l’oubli pour les diabétiques
Depuis 2022, la loi Lemoine apporte deux avancées majeures :
- Suppression du questionnaire médical : pour les prêts dont la part assurée est inférieure à 200 000 € par personne et dont le remboursement intervient avant les 60 ans de l’emprunteur. Si vous êtes concerné, votre diabète n’a pas à être déclaré.
- Droit à l’oubli réduit à 5 ans : si votre diabète est stabilisé depuis plus de 5 ans sans complication, vous n’avez plus à le déclarer dans le questionnaire de santé.
La convention AERAS : le filet de sécurité
Si le montant de votre prêt dépasse les seuils de la loi Lemoine, la convention AERAS (S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) s’applique. Elle prévoit un examen de votre dossier à 3 niveaux successifs pour maximiser vos chances d’obtenir une assurance.
Pour les diabétiques de type 2 bien équilibrés (HbA1c inférieure à 8%), les surprimes moyennes sont de 50 à 150%. Pour les diabétiques de type 1, les surprimes peuvent atteindre 200 à 300%, mais l’assurance reste accessible.
Comment réduire le coût de son assurance emprunteur avec un diabète ?
- Faites jouer la délégation d’assurance : les assureurs spécialisés en risques aggravés proposent des tarifs 30 à 50% moins chers que les contrats groupe bancaires
- Optimisez votre profil : un HbA1c bien contrôlé, un IMC normal et l’absence de complications réduisent significativement la surprime
- Négociez les exclusions : plutôt qu’un refus global, proposez des exclusions ciblées (par exemple, exclusion des complications liées au diabète uniquement)
- Passez par un courtier spécialisé : il connaît les assureurs les plus favorables aux profils diabétiques et peut négocier en votre nom
FAQ — Assurance emprunteur et diabète
Dois-je déclarer mon diabète dans le questionnaire de santé ?
Si votre prêt respecte les conditions de la loi Lemoine (moins de 200 000 € par assuré, remboursé avant 60 ans), aucun questionnaire n’est requis. Sinon, oui, vous devez le déclarer. Toute fausse déclaration peut entraîner la nullité du contrat.
Mon assureur peut-il refuser de m’assurer ?
Un refus au niveau 1 ne signifie pas un refus définitif. La convention AERAS prévoit un réexamen automatique à un niveau supérieur. Si le refus est maintenu, le mécanisme d’écrêtement peut limiter la surprime.
Le droit à l’oubli s’applique-t-il au diabète ?
Le droit à l’oubli concerne les pathologies cancéreuses et l’hépatite C. Le diabète n’entre pas dans ce cadre, sauf s’il n’a nécessité aucun traitement depuis 5 ans (ce qui est rare). La loi Lemoine reste votre meilleur atout.
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